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Article L'acquisition du savoir chez l'enfant

L’acquisition du savoir n’est-elle pas un travail de collaboration entre l’école et les parents ?

Tous les parents ont le droit et le devoir d’assister leurs enfants dans leur apprentissage. Or, ces dernières années, nous assistons à un combat entre l’école et les parents où l’on se jette des balles de feu. Les établissements scolaires se plaignent de plus en plus des comportements de leurs élèves notamment concernant les déficits de concentration, la super activité (pour éliminer l’hyperactivité qui est un trouble), la timidité… et j’en passe. De leur côté, les parents sont rarement satisfaits du service proposé par l’école que ce soit en termes d’apprentissage ou de comportements vis-à-vis de l’enfant et du parent.

Il est vrai qu’aujourd’hui les parents deviennent de plus en plus frustrés quant au processus d’apprentissage de leurs enfants sans pour autant être éveillés ou même sensibilisés au vrai travail qui devrait être normalement fait. Ceci est dû à plusieurs facteurs, dont :

  • l’augmentation du taux de chômage constaté, ce qui fait que le parent anticipe sur la situation et essaye de faire de son enfant le meilleur pour qu’il puisse se démarquer et gagner une place dans le marché d’emploi ;
  • le complexe de l’étranger dont souffre la quasi-totalité des marocains et qui fait qu’une grande majorité de personnes ne sait plus à quelles cultures et valeurs elle appartient et du coup elle adopte tout ce qui peut la rapprocher des modèles occidentaux;
  • la prise de conscience vis-à-vis de la santé psychologique de l’enfant. Beaucoup de parents croient que la réussite à un degré d’exigences d’apprentissage élevé est le fruit d’une paix intérieure et de fait d’une position sociale décente.

Par ailleurs, la libéralisation du marché a fait de l’enseignement une marchandise soumise aux règles de commercialisation, de communication et de concurrence. L’école aujourd’hui est une entreprise  qui cherche à accroitre ses profits au détriment d’une qualité d’enseignement qui devrait constituer un des leviers de développement économique et socioculturel.

Il y a quelque temps, j’ai animé un séminaire au sujet du passage de la maternelle à l’école primaire et grâce aux interventions des participants, j’ai pu comprendre que les écoles qui gagnent plus de part de marché sont celles qui présument contribuer à la construction des instruits et des intellectuels de demain. Elles essayent de prouver cela en dispensant  ces jeunes enfants de beaucoup trop d’informations et de connaissances.  En réalité, elles-mêmes confondent la connaissance avec le savoir. Ce sont deux concepts où le premier fait partie du deuxième. En effet, l'acquisition d'un savoir véritable suppose un processus continu d'assimilation et d'organisation de connaissances par le sujet concerné, qui s'oppose à une simple accumulation et rétention d’informations hors de toute capacité et envie d'application.  Ceci dit, le savoir nécessite une implication volontaire de l’enfant qui doit être accompagné d’une expérience soutenue aussi bien par l’école que par les parents.

 « Ce n’est point parce que j’ai réussi que je suis content, mais c’est parce que j’étais content que j’ai réussi » Alain (Emile Chartier).

L’apprentissage est le processus le plus instinctif chez l’enfant, il ne cause problème que quand il y a présence de facteurs perturbants (malaise, angoisse, incohérence, ennui, non respect…). Il va en parallèle avec l’éducation, l’instruction et l’élévation qui doivent être assurées par une coopération de l’école avec les parents. Sauf que l’école ne peut et ne doit combler tous les manques sociaux. Elle doit permettre à l’enfant d’apprendre dans une atmosphère saine où il ne se sent pas réprimé dans ses besoins fondamentaux et élémentaires (jouer, bouger, s’exprimer sans contraintes, toucher, modeler, vivre des expériences…..).

Le parent, de son côté, doit prendre conscience de la vrai notion d’éducation, doit cesser de produire, des dégâts chez l’enfant à travers des comportements inadaptés tels que le dénigrement, la comparaison, la surprotection, l’humiliation, la culpabilisation…. Il doit plutôt veiller  à son épanouissement et son bien être loin des jugements, sans se focaliser uniquement sur les résultats que doit obtenir l’enfant et reconnaitre et encourager ses efforts même les plus infimes.

L’acquisition du savoir recherchée, qui permet de rassurer quant à l’avenir de l’enfant est donc un travail qui englobe des aspects culturels, psychologiques et sociaux.

 

Hanae BENNOUNA

Maître Praticien PNL

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